Nous y allons parce que nous savons
Certains d’entre nous ont vécu là. La rue, la vraie. Le froid qui mord jusqu’aux os. La solitude qui ronge. Les nuits sans abri, sans sécurité, sans horizon. La dépendance. La honte. Et parfois cette pensée sourde : « Est-ce que quelqu’un me voit encore ? »
Nous savons ce que représente un café chaud quand tout est gelé. Un regard qui ne juge pas. Une présence qui s’arrête. Quelques minutes où l’on se sent à nouveau humain. Ces gestes ont sauvé des vies. Ils ont sauvé la nôtre.
